MINI prépare sa nouvelle génération

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La marque britannique, propriété du groupe BMW, s’apprête à vivre l’un des tournants les plus importants de son histoire. MINI dévoile progressivement les contours de sa nouvelle génération, une gamme profondément renouvelée qui marque une accélération décisive vers l’électrification, tout en préservant l’ADN fun et iconique qui fait son succès depuis plus de soixante ans. Entre lancements de modèles, évolution stratégique et défis industriels, la marque à l’hexagone trace sa route vers un avenir résolument électrique.

La nouvelle génération : trois modèles en approche

La transformation de MINI s’articule autour d’une nouvelle génération de véhicules, portée par une plateforme technique dédiée. Trois modèles principaux sont attendus dans les prochains mois, chacun incarnant une facette différente de la stratégie de la marque.

La nouvelle MINI Cooper ouvre le bal. Disponible en versions thermique et 100 % électrique, elle conserve les proportions iconiques qui ont fait le succès de la citadine britannique : empattement court, porte-à-faux réduits et calandre hexagonale caractéristique. Sous la peau, la plateforme évolue pour accueillir une architecture électrique de dernière génération, avec des batteries offrant une autonomie dépassant les 400 km en cycle WLTP.

Le MINI Countryman, le modèle le plus familial de la gamme, bénéficie lui aussi d’une refonte complète. Plus grand, plus spacieux, il se positionne comme le véhicule de la polyvalence, capable de rivaliser avec les SUV compacts tout en conservant l’agilité légendaire de la marque. Sa version électrique, baptisée Countryman E, développe 204 chevaux et revendique une autonomie de 462 km.

Enfin, la MINI Aceman fait son entrée. Ce crossover inédit, positionné entre la Cooper et le Countryman, incarne le renouveau stylistique de la marque. Avec ses lignes épurées, son habitacle repensé et sa motorisation exclusivement électrique, l’Aceman cible une nouvelle clientèle urbaine en quête d’originalité et de conscience environnementale.

La fin d’une icône : l’arrêt du cabriolet

Toute évolution implique des sacrifices. MINI a récemment confirmé une décision qui a ému les puristes : la disparition du cabriolet. L’actuelle génération, commercialisée depuis 2015, ne sera pas remplacée. Une décision qui s’explique par des raisons économiques et stratégiques.

Le cabriolet ne représentait que 2 % des ventes mondiales de MINI, un volume trop faible pour justifier le développement d’une nouvelle version, d’autant que la plateforme électrique rend techniquement complexe l’intégration d’un toit souple rétractable. Stéfanie Wurst, responsable de la gamme MINI, l’a confirmé : « Le cabriolet ne fait pas partie des plans actuels. Nous concentrons nos investissements sur les modèles qui offrent le plus fort potentiel de croissance ».

Une décision logique mais douloureuse pour les amateurs de conduite à ciel ouvert, qui perdent l’un des derniers cabriolets compacts du marché. Cliquez ici pour obtenir plus d’infos.

Un report stratégique pour la production en Chine

L’électrification massive de la gamme s’accompagne de bouleversements industriels. MINI prévoyait initialement de produire une partie de ses modèles électriques en Chine, dans le cadre de la coentreprise Spotlight Automotive avec Great Wall Motor. L’usine de Zhangjiagang, dans la province du Jiangsu, était censée assembler la Cooper électrique et l’Aceman pour le marché mondial.

Mais le calendrier a été revu. Face aux tensions géopolitiques entre l’Europe et la Chine, aux droits de douane potentiels sur les véhicules importés, et à la volonté de sécuriser les approvisionnements, MINI a décidé de relocaliser une partie de la production en Europe. L’usine historique d’Oxford reste donc le cœur névralgique de la production, tandis que la Chine se concentre sur le marché local et les pays asiatiques.

Ce recalibrage stratégique permet à MINI de préserver sa souveraineté industrielle et d’éviter les risques liés aux barrières commerciales, tout en maintenant une présence en Chine, premier marché mondial du véhicule électrique.

Un partenariat avec Great Wall qui évolue

Le partenariat avec Great Wall Motor, noué en 2019, n’est pas remis en cause mais il évolue. L’usine de Zhangjiagang, d’une capacité annuelle de 160 000 véhicules, continue de tourner, mais ses volumes sont désormais calibrés pour le marché chinois et l’exportation vers les pays d’Asie-Pacifique.

Les difficultés rencontrées par Great Wall sur son propre marché, avec une concurrence chinoise de plus en plus féroce (BYD, Geely, Nio), ont également pesé dans la balance. MINI préfère sécuriser ses volumes en s’appuyant sur son outil industriel britannique, historiquement plus flexible et proche de son cœur de clientèle européen.

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